Chapitre 9 : Études de cas
Trouver un
mentor pour contribuer au développement du SGE
La société A, une petite entreprise brésilienne qui emploie X personnes, avait deux objectifs concernant le développement de son SGE. Elle souhaitait tout d’abord réaliser des économies et les réinvestir dans la société et ensuite elle désirait se conformer aux lois sur l’environnement.
La première mesure que la société a prise a été de contacter un de ses fournisseurs qui avait lui-même mis en œuvre un SGE et obtenu des résultats positifs. Le fournisseur a accepté de servir de mentor à la société A en lui envoyant du personnel pour la conseiller et l’aider à mettre en œuvre un SGE et atteindre ses objectifs en matière d’écologie.
Le personnel du fournisseur a conseillé à la société A de hiérarchiser ses efforts en choisissant les sujets et problèmes sur lesquelles se concentrer, car tous les problèmes ne pouvaient pas être traités en même temps. Afin de faciliter l’analyse, les employés du fournisseur ont aussi suggéré à la société A d’examiner chaque phase de son processus d’exploitation tels que les approvisionnements, les procédés, les produits, le transport, le réusinage, les déchets et les emballages. Cette démarche a permis de définir des sources d’impacts environnementaux potentielles.
Le responsable de la société A chargé du projet a travaillé en équipe avec les autres employés impliqués dans le processus. Ensemble, ils ont identifié six domaines susceptibles de bénéficier de leurs ressources et de leur temps. Grâce à son expérience professionnelle, la société A a également développé un « résumé d’analyse des risques » pour estimer les risques de dangers environnementaux des six domaines concernés. La société A a hiérarchisé ses projets et a commencé à prendre des mesures pour la mise en œuvre d’un SGE.
Six mois plus tard, le personnel du fournisseur a rendu visite à la société A pour l’aider à analyser les résultats. Il a été mis en lumière que la société A :
- avait réalisé des avancées notoires en investissant
peu. . Il a été découvert que les organismes de régulation
représentaient une des meilleures sources d’informations
techniques et de l’aide et du soutien ont été obtenus de leur
part. Par exemple, les organismes gouvernementaux ont aidé la
société A à trouver des moyens pour minimiser le gaspillage, car
tout robinet qui gouttait représente un coût.
- avait pris des mesures destinées à réduire sa consommation
d’eau et surveillait leur progression. . Ces mesures
n’exigeaient qu’un investissement minime, récupéré rapidement
grâce aux économies réalisées. Par exemple la société A a acheté
des pistolets d’arrosage pour réaliser des économies en eau. Elle
a aussi acheté des vannes avec minuteur pour contrôler les
quantités d’eau utilisées en une fois et qui évitait le
débordement des seaux d’eau. Des compteurs individuels bon marché
ont aussi été achetés auprès de la compagnie des eaux. La société
A a commencé à réutiliser l’eau plusieurs fois avant de s’en
débarrasser et a mis en évidence les opérations qui ne
nécessitaient pas l’utilisation d’eau.
- avait impliqué son personnel dans la promotion des
efforts réalisés par la société en matière d’écologie. Ce qui a
motivé les employés à participer au programme et à soumettre des
idées telles que le tri du papier en vue de son recyclage ou de
sa réutilisation comme brouillon. Par ailleurs, les déchets ont
été broyés et transformés en matériaux d’emballage. La société A
a mis en place un programme pour récompenser les employés qui
proposaient des idées pour minimiser les impacts négatifs de la
société sur l’environnement.
- avait acheté des équipements nouveaux afin de
supprimer des procédés désuets de traitement des matériaux en
cuves à l’aide d’additifs chimiques. Le nouvel équipement,
fonctionnant avec des additifs à base d’eau, exigeait un
investissement de la part de la société qui a tout d’abord rejeté
cette option. Pourtant, la nouvelle culture environnementale de
la société A a généré une réflexion plus poussée. Les produits
nécessaires au nouveau procédé se sont révélés moins chers à long
terme ce qui a permis de justifier l’investissement.
- avait identifié les composants dangereux présents dans
ses produits et commencé à les supprimer. Par exemple, les
contacts en platine et en palladium ont été séparés du cuivre et
de l’acier restant avant leur envoi à l’affinage. La société A a
par ailleurs commencé à informer la préfecture que des matières
dangereuses quittaient son site pour être acheminées vers
l’incinérateur public. L’organisme gouvernemental a remis un
certificat à la société A qui garantit ses clients et la
collectivité locale que ses activités respectent
l’environnement.
- avait adopté une nouvelle politique
d’approvisionnement pour inciter ses fournisseurs à reprendre
les conteneurs de substances chimiques et à les réutiliser. La
société a aussi prévu de diminuer la puissance des moteurs de ses
véhicules et de réorganiser les déplacements de manière à réduire
les distances parcourues. Ces mesures écologiques permettront de
diminuer les émissions de CO2 dans l’atmosphère.
- avait décidé de modifier ses emballages, ce qui
exigeait la coopération des fournisseurs et des clients. La
société a reconnu que le banderolage lui permettrait d’augmenter
la capacité de ses palettes de 40 % mais aussi de réaliser des
économies d’énergie et de maximiser le transport.
- avait décidé de revoir les accords passés avec les entreprises d’élimination des déchets et les ferrailleurs pour négocier de meilleures conditions pour le recyclage de ses déchets. La société A a aussi mis en œuvre un système de contrôle extrêmement rigoureux, consignan
