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Interview : "Développer son leadership"

Par L'Impulsion des PME, Partenaire SME Toolkit Bénin & Sénégal

Avis d'Expert : Alfred BIAOU du cabinet TALENTS PLUS CONSEILS

Pour en savoir plus sur comment devenir un leader influent, nous nous sommes rapprochés de M. Alfred BIAOU du Cabinet Conseil en Ressources Humaines Talent Plus. Un cabinet basé à Cotonou au Bénin et intervenant dans la sous-région ouest-africaine..

I/PME: Bonjour Mr Alfred BIAOU, on vous connaît en tant Consultant en Management au Bénin et dans la sous-région. Pour vous, comment peut-on définir le concept du leadership en Entreprise?

Monsieur BIAOU : il existe plusieurs catégories de leadership, mais nous parlerons ici du leadership dans une Entreprise. Pour moi, le leadership s’assimile à un art, l’art de conquérir, d’exercer, de préserver. Il ne s’apprend pas dans une école, mais il est en nous et c’est à nous de le cultiver. On ne finit pas d’apprendre le leadership, il est donc infini. C’est une qualité, une aptitude à mener les hommes. Le leadership se révèle aujourd’hui incontournable pour réussir dans les affaires si bien qu’on s’accordera avec John MAXWELL qui va plus loin en disant que «tout bien ou mal dépend du leadership»

I/PM : Dans le contexte africain et vu le niveau actuel de développement de l’entreprise africaine, comment est-ce- que le chef d’entreprise africain peut-il réveiller et cultiver son leadership?

Monsieur BIAOU : je parlerai de quelques éléments clés qui à mon avis peuvent permettre de doper son leadership.

Le premier qui me vient à l’esprit est la vision: c’est la boussole du leader. Ils regardent à travers le temps et fait de grandes projections dans le futur, un leader sans vision n’en est tout simplement pas un. Qu’il aille se chercher un autre nom. Mais cette vision, il doit se convaincre lui-même, de l’intérioriser afin de pouvoir la transmettre à ses collaborateurs. Pour que la mayonnaise prenne, il doit faire adhérer les gens à cette vision, non pas avec son pouvoir, mais avec de la stratégie.

"LE LEADERSHIP NE S'APPREND PAS DANS UNE ECOLE, MAIS IL EST EN NOUS ET C'EST A NOUS DE LE CULTIVER" Alfred BIAOU

Le deuxième est le choix de ses collaborateurs  : ici, se pose l’épineux problème du recrutement. «Puisque nous sommes dans un environnement social pointu, c’est en amont qu’il faut prendre les dispositions par rapport aux hommes dont on s’entoure.» Le problème de nos entreprises africaines est qu’on se laisse souvent influencer par des considérations d’ordre social et familial dans le choix de nos collaborateurs. Je ne refuse pas qu’on recrute dans son entreprise un parent. Mais il faudrait que ce dernier ait les compétences requises et partagent la vision du groupe. « Quelque soit la longueur de la piste d’atterrissage, le cochon ne volera pas », affirme KEN BLANCHARD. Je veux dire que le choix du bon collaborateur est essentiel dans la réussite d’une entreprise. J’ai entendu dire qu’il n’y a pas de recrutement parfait. D’accord ! Mais que l’on s’assure tout au moins que la recrue n’est pas ce « cochon » dont parle KEN BLANCHARD.

Le troisième élément relève de la capacité du leader à donner des directives, à les suivre, mais surtout à ne pas les bloquer. « Le bon leader, c’est celui qui fait marcher la machine sans lui ».

Le quatrième élément qu’il me plaît de souligner , c’est la crédibilité du leader. En management, ce qui est important dans la gestion des hommes, c’est votre crédibilité. Le chef doit incarner des valeurs.

Permettez-moi de finir en disant ceci  : le bon leader c’est aussi celui qui sait quitter les choses avant qu’elles ne le quitte. Il prépare la relève tout en gardant constamment à l’esprit qu’il est là non pas pour se faire servir, mais pour servir.

Receuillis par Serge MIGNANWANDE & Rodrigue VIWAGBO

L ’Impulsion des PME

 

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