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CEDEAO: Pétrole et cherté de la vie , les 6 mesures pour juguler la crise

Par L'Impulsion des PME, Partenaire SME Toolkit Bénin & Sénégal
Au niveau régional, l’Afrique continue de prendre des initiatives en vue de contenir les effets de la crise alimentaire sur les populations. Les ministres de l’Energie de la sous région étaient en conclave vendredi dernier à Bissau.

Les ministres de l’Energie et des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) étaient en conclave vendredi dernier en Guinée Bissau. En vue de plancher sur les mesures à prendre pour faire face efficacement à la crise énergétique dans la sous région ouest africaine. A l’issue de leurs travaux, les ministres ont adopté un plan d’action conjoint de la CEDEAO et l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO-UEMOA).

Ce plan qui vise à régler la crise énergétique dans la sous-région tient en six points. Notamment la mise sur pied d’une structure dénommée l’Autorité régionale de régulation de l’électricité de la CEDEAO (ERERA-CEDEAO). La seconde résolution porte sur le plan de financement de l’ERERA, structure sur laquelle les Etats membres fondent tout leur espoir pour venir à bout, à défaut de contenir les effets néfastes de la flambée des prix du carburant à la pompe. La rencontre de Bissau a aussi décidé de l’établissement d’un centre UNIDO-Afrique de l’Ouest pour l’énergie renouvelable et l’efficience énergétique, ainsi que la promotion de l’efficience énergétique au sein des pays membres.

On note également l’adoption d’un plan d’urgence d’approvisionnement en énergie et de sécurité. Mais aussi la mise en place d’un plan d’action conjoint CEDEAO – UEMOA pour juguler la crise énergétique dans la sous-région ouest-africaine. Outre ce point, les ministres ont invité les commissions des deux structures d’intégration sous-régionale en vue de l’harmonisation de leurs activités dans le secteur de l’énergie. Cela, afin d’éviter la duplication des efforts qui auraient pour effet de créer un désordre sur le terrain.

Les ministres ont par ailleurs interpellé la CEDEAO et l’UEMOA sur la situation au Liberia, en Sierra Léone et en Guinée Bissau, pays auxquels il faut accorder une plus grande attention, selon le communiqué final parvenu à la presse. Concernant la Guinée-Bissau , les ministres ont souligné que la crise avait atteint un niveau inquiétant et ont spécifiquement recommandé qu’un plan d’urgence pour l’énergie soit mis en œuvre dans le pays afin de lui permettre de relever le défi. Ils ont également proposé une capacité mobile de production, basée sur les carburants adaptés à déployer pour une intervention d’urgence en Guinée-Bissau, selon le plan d’approvisionnement et de sécurité énergétique de la CEDEAO. Pour la mise en place de l’autorité régionale de régulation de l’énergie, les ministres ont lancé un appel à la Commission de la CEDEAO pour faciliter le lancement des activités de l’Autorité en Janvier 2009.

Le lancement de l’autorité de régulation de l’électricité a été approuvé par les chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO lors de leur sommet de Janvier 2008 à Ouagadougou. Invité du centre pour l’innovation politique et économique de la Côte d’Ivoire dont la direction est assurée par le professeur Dagbo Pierre, Soumaila Cissé, le président de la Commission de l’UEMOA a émis de sérieuses réserves le 14 août dernier sur l’efficacité des mesures prises par les Etats membres pour régler la crise énergétique.

‘’L’étude réalisée en juin 2008 sur l’élaboration d’une stratégie de résolution de durable de la crise de l’énergie électrique dans les Etats membres l’UEMOA montre bien que si rien n’est fait, le déficit en énergie électrique irait en s’aggravant d’année en année. (…)

En dépit des mesures d’urgence déjà mises en œuvre par les Etats membres, avec des incidences sur les trésoreries publiques, on assistera encore à une aggravation des principaux soldes budgétaires en 2008’’, avait alors interpellé le président de la commission de l’UEMOA. Il affichait ainsi son pessimisme, même si l’intention était de tirer la sonnette d’alarme, vu que la fluctuation du cours du pétrole dont la demande a doublé du fait des pays émergents ainsi que la dégringolade du poids du CFA franc sont difficilement maîtrisables.
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