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UEMOA : Abdoulaye Diop vante les ‘’résultats remarquables’’ du secteur de la microfinance au sein de l’UEMOA
Par L'Impulsion des PME, Partenaire SME Toolkit Bénin & Sénégal
Dakar, 4 nov (APS) - Le secteur de la microfinance au sein de l’UEMOA a connu des ’’résultats remarquables’’ depuis 1993, date à laquelle il a fait l’objet d’une réglementation communautaire, même s’il connaît des dysfonctionnements, a indiqué mardi Abdoulaye Diop, ministre de l’Economie et des Finances.
‘’Des résultats remarquables ont été obtenus avec la contribution, il faut le souligner, des partenaires au développement à travers une assistance technique et financière soutenue’’, a noté M. Diop lors du lancement du projet AFR/017-‘’Promotion de secteurs financiers inclusifs dans la zone UEMOA’’.
Selon lui, c’est à la suite de la crise bancaire des années 1980 que les pays de l’UEMOA ont pris ‘’l’option résolue de promouvoir le secteur de la microfinance, au regard de l’ampleur de l’exclusion financière’’
En 1993, une réglementation communautaire du secteur a été mise en place, avec comme résultats le développement d’institutions spécialisées répondant aux besoins des couches exclues des systèmes financiers classiques, a dit le ministre de l’Economie et des Finances.
C’est ainsi que le nombre de systèmes financiers décentralisés (SFD) est passé de 107 en 1993 à 700 en 2007, soit un taux de croissance moyen par an de 17,5%, a noté pour sa part le directeur des systèmes financiers décentralisés de
la BCEAO.
Concernant le nombre de points de services, il est passé de 1.136 en 1993 à 4.740 en 2007, soit une moyenne annuelle de croissance de 12,2%, a ajouté Kondzo Traoré.
Pour ce qui est du nombre de bénéficiaires qui, en 2007 était de 7,9 millions, il a connu un taux de croissance moyen de 25,4% sur la même période, là où celui des dépôts a été de 27,7%, passant de 12,7 milliards en 1993 à 360,3 milliards en 2007.
Les crédits accordés dans l’année ont enregistré un taux de croissance annuel moyen de 28,7% et les encours des crédits de 24,8%.
Cependant, le secteur de la microfinance fait face à des dysfonctionnements liés aux systèmes financiers décentralisés et aux autorités de contrôle.
Au niveau des SFD, le manque de professionnalisme, la faiblesse des systèmes d’information et de gestion, ainsi que la faiblesse des mécanismes internes et externes de contrôle ont été soulignés. M. Traoré a aussi relevé le non-respect des dispositions réglementaires.
Concernant, les autorités de contrôle, le des institutions financières décentralisées a noté des faiblesses dans le processus d’examen des dossiers d’autorisation d’exercice, ainsi que dans l’application des sanctions. A cela s’ajoutent, entre autres, des ‘’difficultés dans la collecte et l’exploitation de l’information financière’’, de même que la ‘’rotation importante des effectifs dédiés au contrôle’’.
Ces dysfonctionnements ont pour conséquences un déficit d’exploitation structurel, une dégradation continue de la qualité du portefeuille des institutions, à la suite de l’augmentation sensible des impayés’’, a dit Kondzo Traoré.
L’autre conséquence est que des institutions fonctionnent en marge de la règelementation, a –t-il ajouté.
C’est ainsi que 40% des SFD au sein de l’UMOA ont connu un taux brut de dégradation du portefeuille. Alors qu’une dégradation de plus de 5% est jugée inquiétante, la totalité des Etats dépasse largement ce taux. Le Bénin (64,3%), le Burkina Faso (26,8%),
la Côte d’Ivoire (31,4%), le Mali (26,6%), le Niger (43,3%) le Sénégal (42,7%) et le Togo (45%).
Les stratégies nationales de microfinance et le Programme régional d’appui à la finance décentralisée (PRAFIDE) sont destinés à remédier à ces dysfonctionnements, afin de ‘’lever les entraves à l’édification d’un secteur financier accessible au plus grand nombre’’, a indiqué M. Traoré
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Dakar, 4 nov (APS) - Le secteur de la microfinance au sein de l’UEMOA a connu des ’’résultats remarquables’’ depuis 1993, date à laquelle il a fait l’objet d’une réglementation communautaire, même s’il connaît des dysfonctionnements, a indiqué mardi Abdoulaye Diop, ministre de l’Economie et des Finances. ‘’Des résultats remarquables ont été obtenus avec la contribution, il faut le souligner, des partenaires au développement à travers une assistance technique et financière soutenue’’, a noté M. Diop lors du lancement du projet AFR/017-‘’Promotion de secteurs financiers inclusifs dans la zone UEMOA’’.
Selon lui, c’est à la suite de la crise bancaire des années 1980 que les pays de l’UEMOA ont pris ‘’l’option résolue de promouvoir le secteur de la microfinance, au regard de l’ampleur de l’exclusion financière’’
En 1993, une réglementation communautaire du secteur a été mise en place, avec comme résultats le développement d’institutions spécialisées répondant aux besoins des couches exclues des systèmes financiers classiques, a dit le ministre de l’Economie et des Finances.
C’est ainsi que le nombre de systèmes financiers décentralisés (SFD) est passé de 107 en 1993 à 700 en 2007, soit un taux de croissance moyen par an de 17,5%, a noté pour sa part le directeur des systèmes financiers décentralisés de
Concernant le nombre de points de services, il est passé de 1.136 en 1993 à 4.740 en 2007, soit une moyenne annuelle de croissance de 12,2%, a ajouté Kondzo Traoré.
Pour ce qui est du nombre de bénéficiaires qui, en 2007 était de 7,9 millions, il a connu un taux de croissance moyen de 25,4% sur la même période, là où celui des dépôts a été de 27,7%, passant de 12,7 milliards en 1993 à 360,3 milliards en 2007.
Les crédits accordés dans l’année ont enregistré un taux de croissance annuel moyen de 28,7% et les encours des crédits de 24,8%.
Cependant, le secteur de la microfinance fait face à des dysfonctionnements liés aux systèmes financiers décentralisés et aux autorités de contrôle.
Au niveau des SFD, le manque de professionnalisme, la faiblesse des systèmes d’information et de gestion, ainsi que la faiblesse des mécanismes internes et externes de contrôle ont été soulignés. M. Traoré a aussi relevé le non-respect des dispositions réglementaires.
Concernant, les autorités de contrôle, le des institutions financières décentralisées a noté des faiblesses dans le processus d’examen des dossiers d’autorisation d’exercice, ainsi que dans l’application des sanctions. A cela s’ajoutent, entre autres, des ‘’difficultés dans la collecte et l’exploitation de l’information financière’’, de même que la ‘’rotation importante des effectifs dédiés au contrôle’’.
Ces dysfonctionnements ont pour conséquences un déficit d’exploitation structurel, une dégradation continue de la qualité du portefeuille des institutions, à la suite de l’augmentation sensible des impayés’’, a dit Kondzo Traoré.
L’autre conséquence est que des institutions fonctionnent en marge de la règelementation, a –t-il ajouté.
C’est ainsi que 40% des SFD au sein de l’UMOA ont connu un taux brut de dégradation du portefeuille. Alors qu’une dégradation de plus de 5% est jugée inquiétante, la totalité des Etats dépasse largement ce taux. Le Bénin (64,3%), le Burkina Faso (26,8%),
Les stratégies nationales de microfinance et le Programme régional d’appui à la finance décentralisée (PRAFIDE) sont destinés à remédier à ces dysfonctionnements, afin de ‘’lever les entraves à l’édification d’un secteur financier accessible au plus grand nombre’’, a indiqué M. Traoré
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