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Afrique-BM : La Banque mondiale espère que les plans de relance bénéficieront à l'Afrique

Par L'Impulsion des PME, Partenaire SME Toolkit Bénin & Sénégal

16-févr.-09 - La Banque mondiale veut que les pays africains renforcent leur contrôle bancaire dans le sillage de la crise financière et espère que les plans de relance économique déployés en Occident aideraient à rétablir la croissance économique en Afrique.

La vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique, Obiageli
Ezekwesili , a dit dans une déclaration que les économies africaines, qui avaient montré des signes positifs de croissance au cours de la dernière décennie, pourraient reprendre le chemin de la croissance après la mise en œuvre réussie des plans de relance économique lancés pour les économies occidentales.

Les économistes ont exprimé leur optimisme quant au fait que ces plans de relance économique, présentés aux Etats-Unis, en Europe et chez les géants économiques asiatiques, auraient le niveau de succès désiré de façon à aider à sauver les économies africaines de la catastrophe.

Toutefois, la Banque mondiale estime que les économies africaines, qui avaient juste émergé d'une ère de stagnation économique, devraient tirer profit des mesures incitatives actuelles et retrouver leur dynamique de croissance d'antan, nécessaire pour éradiquer la pauvreté.

"Nous demandons aux pays riches de penser à l'Afrique au moment de concevoir leurs programmes pour aider ces pays à surmonter la crise financière", a déclaré la vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Afrique.

Les économies africaines devraient enregistrer cette année des baisses record en terme de croissance économique du fait de la réduction des recettes d'exportation, touristiques et d'un recul de la demande en produits de base, principalement produits par les fermiers africains. Il s'agit entre autres du cacao et du café.

Les producteurs africains de minerais sont également affectés par la récession économique déclenchée par la tempête économique qui frappe les pays occidentaux.

L'officielle de la Banque mondiale, qui s'exprimait ainsi depuis la capitale éthiopienne à différents journalistes africains, a averti que les producteurs africains de cuivre doivent aussi prendre des mesures pour protéger leurs économies des effets adverses de la crise financière.

Elle a exhorté les pays riches en ressources à renforcer leur adhésion à des mécanismes de transparence et d'obligation afin de rendre des comptes et de veiller à ce que les revenus tirés des ressources naturelles soient investies dans des programmes visant à réduire la pauvreté de manière durable.

Selon elle, les producteurs africains de pétrole doivent aussi prendre des mesures pour promouvoir une croissance favorable aux pauvres et diversifier leurs économies au-delà des sources de richesses non renouvelables.

"Des pays comme la Zambie et d'autres nations africaines riches en minerais doivent articuler une stratégie de développement et faire des choix politiques qui garantiraient la prospérité à "une Zambie sans cuivre", a expliqué Mme.
Ezekwesili.

La Banque mondiale juge crucial pour les nations les plus riches de ne pas se focaliser sur des réponses internes "insulaires" face à la crise.

Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a demandé publiquement aux pays riches de consacrer 0,7 pour cent du montant de leurs plans de stimulation au Fonds de vulnérabilité pour l'Afrique.

L'officielle a expliqué que ce Fonds orienterait les dépenses vers des projets d'urgence pour éviter la hausse du chômage, qui se développe actuellement à travers l'Afrique, en conséquence de la fermeture des exploitations minières, la suspension ou l'annulation de projets dans les secteurs les plus durement touchés par un renversement des flux de capitaux, et un resserrement des budgets publics, la chute des prix des matières premières et la diminution des recettes tirées du tourisme et des transferts de fonds par les émigrés.

Le fonds proposé par la Banque mondiale devrait financer des programmes portant sur des filets de sécurité et répondra aux besoins fondamentaux des plus pauvres parmi les pauvres notamment dans les secteurs de la santé, l'éductaion, l'alimentation en milieu scolaire, des intrants pour les agriculteurs etc. Il aiderait aussi à maintenir le flux des crédits vers les petites et moyennes entreprises qui sont les moteurs de croissance, de création de richesse et d'emplois.

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