Kenya – Croissance : Baisse drastique de la croissance du PIB du Kenya
22-févr.-09- La
croissance du Produit intérieur brut (PIB) du Kenya a reculé, passant de 7 pour
cent en 2007 à moins de 3 pour cent en 2008, a-t-on appris lundi de source
officielle à Nairobi, la capitale.
Le ministre kényan de
On rappelle que l'élection présidentielle de décembre
2007 avait plongé le pays dans une violence qui avait fait 1.300 morts et des
milliers de blessés et de déplacés. Les Nations Unies ont ouvert une enquête
sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à ne prendre aucune mesure pour
poursuivre les responsables des massacres.
Le président kényan, Mwai Kibaki prévoyait un taux de
croissance à deux chiffres compris entre 11 et 12 pour cent durant son mandat,
mais le gouvernement a révisé ces prévisions à la baisse en fixant le taux de
croissance à 8,5 pour cent au plus après les violences.
Mais la région agricole du pays de
Les producteurs de thé ont été déplacés dans des
centres de réimplantation après les affrontements mortels et les véhicules ne
pouvaient se déplacer à travers le pays du fait des violences postélectorales.
En s'exprimant lors de la session pré-budgétaire, le
ministre des Finances, Uhuru Kenyatta a indiqué que le pays n'avait pas atteint
ses objectifs de croissance du fait des violences postélectorales qui ont
affecté le transport, l'agriculture et d'autres secteurs clés de l'économie.
Le Kenya, qui sortait d'une décennie de récession quand
le président Kibaki a pris le pouvoir, avait espéré devenir une économie à
revenu intermédiaire comme prévu dans le cadre de son plan d'action, Vision
2030.
Mais malgré des prévisions de croissance en dessous de
la moyenne, le gouvernement espère toujours accroître ses dépenses de plus de
7,4 pour cent pour cette année financière.
Les dépenses du gouvernement devraient atteindre un
record de 7,9 milliards de CFA francs US d'ici à 2010, contre 7,4 milliards
actuellement, selon les estimations du Trésor.
Les sessions budgétaires du Parlement kényan s'étendent
généralement de février à mars, quand le gouvernement dévoile des estimations
financières.
Le Parlement kényan a adopté un nouveau projet de loi
en décembre qui oblige le gouvernement à soumettre les propositions budgétaire
au plus tard en mars.
Mais le président Kibaki a refusé d'entériner cette
nouvelle loi mercredi dernier.
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