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Syrie - Introduction

Contents extracted from the comprehensive atlas of international trade by Export Entreprises

Introduction

Capitale :: Damas
Superficie :: 185 km2
Population totale :: 21.092
Croissance annuelle :: 2.00%
Densité :: 115.00/km2
Population urbaine :: 55%
Population des Aleppo (2.925), Damas (3.000), Homs (1.070), Al Ladhiqiyah (420), Hama (427)
Langues: Arabe
Les autres langues parlées: Le kurde (parlé dans le Nord et le Nord-Est), l'arménien (à Alep surtout), le turc (à l'est de l'Euphrate) et l'araméen (lange biblique parlé au nord de Damas). Le français est peu pratiqué, l'anglais prédomine dans les grandes villes.
La langue des affaires: Arabe, français et anglais
Origines ethniques :: Arabes 90% ; Arméniens, Kurdes, autres 10%.
Les croyances: Musulmans sunnites 74% ; Chrétiens (maronites, orthodoxes, autres) 10% ; Communautés religieuses dérivées de l'Islam : Alaouites, Druzes, Ismaéliens 16%; Une petite communauté juive (principalement à Damas, Kamishli et Alep).
Les codes internationaux:
Pour appeler depuis: 00 ou +
Pour appeler vers: +963
Suffixe internet :: .sy
Nature de l'Etat ::
La Syrie est une république basée sur une démocratie parlementaire.
Niveau de développement ::
Pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure).
Pays qui dépend beaucoup de l'activité pétrolière. Le pays se place au 29ème rang mondial avec une production de 26 millions de tonnes. L'agriculture emploie 35% de population active.

La conjoncture économique

Grâce à la vague de libéralisation économique entreprise depuis le début de la présidence de Bashar El Assad, la situation économique du pays s’est fortement améliorée, le PIB ayant plus que doublé en 5 ans et affichant un taux de croissance autour de 4% ces dernières années. Le pays passe progressivement d'une économie fortement contrôlée par l'Etat à une économie de marché plus libre où la privatisation joue un rôle important. L’OMC a ouvert des négociations d’adhésion avec Damas en mai 2010, le pays ayant actuellement un statut d’observateur. En effet, le pays s'est lancé dans une réforme de son système bancaire et un début d’assainissement des finances publiques. La Bourse de Damas a vu le jour en mars 2009.

Cependant la sécheresse qui sévit depuis 2008 a tendance à assombrir ce tableau, et perturber le fragile équilibre économique. La crise agricole a entraîné un exode rural relativement important (20 à 30% de migrations de 2007 à 2008), et surtout une hausse de 27% du prix des céréales et du pain depuis janvier 2008, obligeant le pays a importé du blé pour la première fois. Depuis 2003, la vague d’immigration de réfugiés irakiens a également un impact important sur l’économie syrienne. La Syrie est fragilisée par un très fort taux de croissance démographique (+3.3% par an), qui lui impose un taux de croissance de près de 7% pour atteindre le plein emploi. Le chômage touche principalement les jeunes (75% des chômeurs ont entre 15 et 24 ans).

La crise financière a relativement eu moins d'impact en Syrie, en partie en raison de sa politique d’insuffisance, qui a permi au système bancaire de ne pas être trop intégré au système bancaire international, et également en raison des sanctions américaines. Malgré la libéralisation du secteur clé des banques et assurances, les entreprises publiques et le gouvernement central continuent à concentrer plus de 50% du montant total des crédits octroyés en 2010 par le système bancaire. Le pays est en difficulté pour limiter l’impact sur l’inflation (15% de hausse en 2008) et par conséquent limiter l’appauvrissement d’une partie de la population (1/3 de la population vivrait sous le seuil de pauvreté).

Principaux secteurs industriels

La Syrie, encore en plein développement économique, exporte essentiellement des matières premières (pétrole brut, coton, céréales, phosphates). L’agriculture représente un pilier de son économie, compte tenu de sa forte population et de sa volonté d’insuffisance. Le secteur agricole représente 22% de son PIB et emploie un tiers de la population active, mais reste pour autant un secteur fragile puisqu’il dépend directement des conditions climatiques, et surtout de la pénurie d’eau, enjeu clé de la région. La superficie cultivée a augmenté de plus de 50% depuis 1970, principalement en raison des encouragements gouvernementaux et l'utilisation plus efficace des méthodes d'irrigation. Les principales récoltes incluent le blé, les pommes de terre, les betteraves à sucre et l'orge. La Syrie pratique également l'élevage de volailles, de bétails et de moutons.

L’industrie occupe une place relativement importante, notamment grâce au textile, à la chimie, et bien sûr au pétrole, qui représente 14% du PIB syrien. Le secteur des hydrocarbures est très important pour l'économie syrienne et contribue à hauteur de 65% aux exportations du pays. Néanmoins, les réserves de pétrole du pays s’amenuisent d’année en année, et bien que la hausse du baril ait permis une croissance de 4,5% entre 2006 et 2007, les experts tablent sur un assèchement des puits syriens pour 2020. Le secteur manufacturier contribue à 25% du PIB avec la production d'objets artisanaux tels que les articles en soie, en cuir et en verre.

Le secteur tertiaire est bien établi (principalement le tourisme) et contribue à plus de 50% du PIB.

Le commerce extérieur

La Syrie est très ouverte au commerce international, et ce depuis la fin des années 1990. En 2005, la Syrie signait un accord de libre échange avec la Turquie (entré en vigueur en 2007) et intégrait le GAFTA (Great Arab Free Trade Area), la zone de libre échange régionale, tandis qu’un accord d’association avec l’Union Européenne a été paraphé en 2004, puis en 2008, et est prêt à être signé depuis l’automne 2009.

La part du commerce extérieur dans le PIB du pays est d'environ 70%. Les derniers chiffres publiés par le bureau central des statistiques syriens pour le commerce extérieur datent de 2008 et font état de 14,227 milliards d'EUR d’importation contre 11,997 milliards d'EUR d’exportations, soit un solde commercial déficitaire de 2,231 milliards d'EUR.

Les exportations ont augmenté de 12% par an en moyenne entre 2004 et 2010 tandis que les importations augmentaient de 14% par an. Ainsi si la crise économique mondiale semble avoir quelque peu affecté le commerce extérieur, les bases semblent suffisamment saines pour poursuivre la dynamique d’ouverture commerciale.

La Syrie exporte principalement ses ressources pétrolières (42% des exportations en 2008), du textile (16%), du bétail et des légumes (12%) ainsi que des produits agroalimentaires (11%). Ses principaux clients sont les pays arabes, à hauteur de 51% avec notamment une intensification des relations commerciales avec l’IraK, le Liban et l’Algérie, puis l’Union Européenne à hauteur de 34%, l’Allemagne et l’Italie étant en tête du classement, la France n’arrivant qu’à la 6ème place. En termes d’importations, le poste le plus important reste les produits pétroliers à hauteur de 35%, ainsi que les métaux et ouvrages métalliques, suivi de l’industrie chimique, du bétail, et des biens de consommations. Les deux principaux fournisseurs sont respectivement l’Union Européenne (29%) et l’Asie (25%).

IDE

La Syrie s'est engagée dans une ouverture graduelle de son économie, passant d’une économie centralisée et fermée à un modèle qui tend vers une économie de marché.

Dans un contexte régional particulièrement difficile, le pays tente de mettre en place les mécanismes d’une économie de marché afin de regagner la confiance des investisseurs étrangers.

Le corpus économico-juridique syrien a subi une rénovation en profondeur au cours de la décennie passée. Des réformes structurelles telles que la rénovation du code du commerce (2007), du code maritime (2008), la loi de finance de 2004, ou encore la loi bancaire de 2004 ont permis d’abandonner progressivement le modèle d’économie dirigée en vigueur depuis des décennies.

Cette mise à jour du cadre législatif et fiscal, l’implantation d’un système bancaire privé et de compagnies d’assurance privées (nationales ou étrangères), l’ouverture du marché local avec la libéralisation des importations (suppression progressive des obstacles tarifaires à l’accès au marché et réorganisation de l’administration douanière avec l’assistance de l’Union Européenne) sont autant de résultats tangibles. La Syrie a également mis en place des cités industrielles pour offirir un cadre privilégié aux entreprises qui souhaiteriant s’implanter.

Malgré l'instabilité politique régionale (la proximité de l'Irak, le rôle de la Syrie au Liban et les tensions avec Israël), des tendances inflationnistes (14.5% en 2008, mais 5% en 2010) et un taux de chômage élevé (environ 20%), les investissements étrangers sont de plus en plus nombreux dans le pays.

D’après la CNUCED, la Syrie disposait, en 2009, d’un stock d’investissements étrangers (IDE) de 5,6 milliards d’euros, soit 14,2% de son PIB. Les stocks syriens investis à l’étranger s’élèvent eux à 319 millions d’euros soit 8% de son PIB. La Syrie est donc un pays largement créditeur et ce à hauteur de 5,3 milliards d’euros. La recherche d’IDE est fondamentale pour le gouvernement, la stratégie économique consistant à attirer ces IDE a donc rendu inévitable la réforme du système bancaire.
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