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Jordanie - Introduction

Contents extracted from the comprehensive atlas of international trade by Export Entreprises

Introduction

Capitale :: Amman
Superficie :: 89 km2
Population totale :: 5.951
Croissance annuelle :: 2.00%
Densité :: 67.00/km2
Population urbaine :: 78%
Population des Amman (2.925), Az Zarqua (792), Irbid (928), Rusayfah (200), Al Quwaysimah (130)
Langues: Arabe.
Les autres langues parlées: Adhyge, domari, arménien.
La langue des affaires: Anglais
Origines ethniques :: 98%  Arabes (dont la moitié sont Palestiniens), 1% Circassiens, 1% Arméniens.
Les croyances: Musulmans 90% ; Chrétiens 6%.
Les codes internationaux:
Pour appeler depuis: 0
Pour appeler vers: +962
Suffixe internet :: .jo
Nature de l'Etat ::
la Jordanie est une monarchie constitutionnelle dans laquelle le Roi détient le pouvoir absolu.
Niveau de développement ::
Pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure), Marché financier émergent
Économie dépendante des exportations de pétrole et de l'aide internationale.

La conjoncture économique

La Jordanie est classée par la Banque Mondiale comme un ”pays aux revenus moyens faibles”. C'est un petit pays avec des ressources naturelles limitées (les trois principales richesses du pays étant le phosphate, le potasse, et le calcaire). Des réformes économiques récentes visant à libéraliser le commerce et à attirer les investissements ont permis à la Jordanie d'afficher de bonnes performances. Le taux de croissance du PIB a été de 3,4% en 2010 et devrait se situer autour de 3,5% pour l'année 2011. La pauvreté, le chômage (environ 13%) et une importante dette extérieure demeurent les principaux obstables du pays. L'économie jordanienne reste vulnérable aux chocs externes et aux troubles régionaux. Elle est aussi très dépendante des aides extérieures, s'élevant à plus d'un milliard USD en 2008. Le pays est marqué par un déficit budgétaire relativement important, principalement dû à l'augmentation des subventions aux produits alimentaires et énergétiques, associée à une baisse de l'aide internationale.

La Jordanie , peu affectée par la crise financière,a subi un ralentissement modéré de l'économie ces deux dernières années, notamment en raison d'une diminution des transfert d'argent de la main d'oeuvre émigrée dans les pays voisins, les transferts des migrants correspondant annuellement à 3 milliards USD en moyenne (soit 15% du PIB)

Principaux secteurs industriels

L'agriculture représente environ 4% du PIB et emploie seulement moins de 3% de la main d'oeuvre locale. Le manque d'eau constitue un obstacle au développement de l'agriculture. Les principales récoltes sont le blé, l'orge, les lentilles, les tomates, les aubergines, les agrumes, les olives et les raisins. Les phosphates et le potassium sont les seules ressources naturelles du pays. Il est à noter que 6 gisement d'uranium ont été identifiés représentant 3% des réserves mondiales mais restent à ce jour non exploités. Le secteur manufacturier est plutôt limité et dominé par les textiles, secteur actuellement en crise à cause de la concurrence internationale.

L'industrie (principalement pharmaceutique) et l'exploitation minière contribuent à environ 30% du PIB, et concentre 1/5 de la main d'oeuvre. Le pays est également doté de gisement d'uranium, encore inexploité, correspondant à 3% des réserves mondiales.

Le secteur tertiaire, qui emploie plus de 77% de la main d'oeuvre contribue aux deux tiers du PIB. La Jordanie est particulièrement active dans le domaine des technologies de communication et des services financiers. Les secteurs de la distribution et des infrastructures touristiques contribuent aussi de manière importante au PIB, bien qu'ils aient connu un ralentissement au cours de ces dernières années. Les secteurs de la construction et des transports sont en plein essor. Le gouvernement encourage également les secteurs des nouvelles technologies de l'information et du tourisme.

Le commerce extérieur

La Jordanie est très ouverte au commerce extérieur. La part du commerce extérieur dans le PIB du pays est d'environ 135%. Elle affiche cependant un déficit structurel de la balance commerciale, lié à sa dépendance vis-à-vis des matières premières. La Jordanie est membre de l'OMC et le pays a signé un accord de libre-échange avec les Etats Unis en décembre 2001 qui supprime les droits de douane sur la majorité des biens et services d'ici 2010. La Jordanie a aussi signé un Accord d'Association avec l'UE. En juin 2010, la Jordanie a signé un accord avec la Turquie, la Syrie et le Liban, afin de créer une zone de libre échange assurant la liberté de circulation des biens et des personnes entre ces 4 pays du Proche Orient.

En termes d'exportation, les trois principaux clients du pays sont l'Inde (16%), l'Irak (16%), et les Etats Unis (13%). Les biens principalement exportés sont les accessoires d'habillement et de vêtement, les engrais, les produits pharmaceutiques, et les végétaux comestibles. Notons également que la Jordanie est l'un des 5 plus grands exportateurs de phosphates (avec les Etats Unis, la Chine, la Russie et le Maroc).

En termes d'importations, ses trois principaux fournisseurs sont l'Arabie Saoudite (21%), la Chine (10%) et les Etats Unis (6%). La Jordanie importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des véhicules, des machines et des équipements électriques et électroniques.

IDE

L'économie jordanienne a bénéficié des investissements massifs des pays du Golfe qui sont passés de 74 millions USD en 2002 à 3,1 milliards USD en 2006. Mais ces IDE sont tombés à 1 milliard USD sur la période 2009-2010. Les investissements se concentrent principalement dans le domaine de l'immobilier (résidentiel et commercial) et dans des projets touristiques importants (hôtels sur la Mer Morte, marinas et hôtels à Aqaba). Ils sont aussi importants dans le domaine des services financiers.

La poursuite des programmes d'investissement en cours, projets industriels, immobiliers et d'infrastructures, financés principalement par des investissements directs étrangers, soutient l'activité économique. Néanmoins, le resserrement des crédits étrangers et la perte de confiance des investisseurs pourraient freiner les flux de nouveaux IDE, notamment dans le secteur de l'immobilier.
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